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Dessin-modèle par Hap Wilson
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Un sentier d’histoire humaine Pendant plusieurs centaines d’années, les Premières nations, les explorateurs, les négociants en fourrures, les trappeurs, les bûcherons, les fermiers, les pêcheurs, les chasseurs, les prospecteurs, les expéditeurs, les hommes d’affaires et les touristes ont utilisé le corridors de voies navigables du lac Temiskaming afin d’avoir accès au Nord-Est de l’Ontario. Le peuplement de la région par les Premières nations remonte à près de 6000 ans. De l’argent, extrait par les autochtones près de la ville actuelle de Cobalt, était échangé partout dans les régions boisées de l’est de l’Amérique du Nord et ce, aussi loin que la Floride. Des artéfacts en argent, trouvés dans les tertres funéraires, datent de 3000 ans. La fortune générée par le boom récent de l’argent à Cobalt a financé la création de la Bourse de Toronto. Les rivières Montreal et Matabitchuan relient Elk Lake, Latchford et Temagami au Lac Temiskaming. Les communautés de Haileybury, New Liskeard, Notre-Dame-du-Nord et Ville-Marie entourent la section nord du lac et les villes de Témiscaming et Thorne environnent la section sud. Les municipalités fermières situées à la baie de McLarens et à l’embouchure de la rivière, qui avaient été développées pour servir l’industrie du bois de sciage, ont maintenant évolué en régions de chalets servant de points d’accès pour les randonneurs et les canoteurs. Une plaque commémore l’ancienne mission du côté ontarien du passage Mission. Du côté opposé figure l’ancien emplacement du fort Témiscamingue, le poste de traite de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Jadis un point de destination pour les voyageurs, le fort sert maintenant d’attrait touristique. Le point élevé de la région est la montagne Beaver située à l’embouchure de la rivière Matabitchuan. Son sentier d’observation offre de vastes vues. On pouvait autrefois voir les bateaux à vapeur naviguant le lac Temiskaming, soit une partie du système de voies navigables de la rivière des Outaouais et une frontière naturelle entre le Québec et l’Ontario. Le plus ancien édifice sur la rive du lac est l’atelier d’embarcations situé à Point Opimica sur la rive du Québec. De par le passé, on aurait put voir les remorqueurs tirant des estacades lâchées au courant au passage Opimica, l’endroit le plus étroit du lac. Les anciens racontent qu’ici, au printemps, il était possible de traverser la rivière en marchant sur les billes. Des estacades, chaînes et câbles abandonnés marquent encore la rive et rappellent son histoire. Les vestiges d’anciens camps de bûcherons et de cabines de trappeurs parsèment la forêt. On nomme parfois le lac Temiskaming et la rivière des Outaouais « l’autre côte de l’Ontario ». La désignation possible de la rivière des Outaouais comme rivière du patrimoine canadien est à l’étude. Le 11 juin 1978, un accident tragique de canotage de la St. John’s Boys School sur le lac Témiskaming causa la noyade de treize personnes de trente et une. Le lac Temiskaming écope souvent injustement le blâme pour cet accident alors qu’il résultait du manque d’expérience des participants. Ce lac majestueux est un merveilleux endroit pour les aventures en canot ou en kayak de mer pour les |